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Histoire de la famille Gueneau de Mussy - Chapitre I

Page 2: 1792-1814

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P.38: 1918
P.39: 1918
P.40: 1918-1919
P.41: 1919
Chapitre II -

Collard le futur médecin ; de là naquirent de longues et solides amitiés. Il fit de brillantes études et obtint à la fin de son année de rhétorique tous les 1er prix, à l’exception de celui de la composition française.

Il y a enfin une correspondance entre le Père Pierre-Louis Gourju professeur de philosophie et d’astronomie, avec François IV qui est très intéressante. Après la Révolution le Père Gourju fut doyen de la Faculté des lettres de l’Académie de Lyon.

L’avenir se présentait à lui sous les couleurs les plus brillantes … mais la Révolution vint tout à coup apporter la ruine et le deuil dans sa famille. En 1792 en pleine révolution le collège ferma ses portes. Son père avait été emprisonné parce qu’aristocrate et lui-même suspect d’aristocratie fut  obligé de se réfugier à Paris et de se cacher chez un brave artisan jusqu’au 9 thermidor, an II (27-07-1774). J’ai (mon grand-père Philippe) souvent entendu dire dans ma famille que cet artisan était un forgeron et que pendant son séjour chez ce brave homme il aida à forger les grilles qui entourent le jardin des Tuileries.

 

Appelé précipitamment à Semur par la nouvelle de la maladie de son père il arriva à temps pour lui fermer les yeux, 6 frimaire an III (26.11.1794) et prêter quelqu’appui à sa mère qui venait d’être emprisonnée.

Ayant fait succéder des études approfondies dans les sciences mathématiques à ses études littéraires il put se présenter à l’École Polytechnique. Lui et son frère Philibert furent admis au nombre des élèves le 16 frimaire, an IV (06-12-1795) ; mais malheureusement l’année suivante, an V, parut un arrêté du Directoire qui enjoignait non seulement aux fonctionnaires et aux professeurs de l’ëcole mais encore aux élèves d’avoir à prêter le serment de « haine à la Royauté » - exigence inique et absurde qui portait non sur des actes dont on devait s’abstenir mais sur des sentiments qu’on était tenu d’éprouver.

 

François IV était déjà décidé à tout braver pour la justice et la vérité et il refusa de prêter le serment qui lui était demandé. Son frère et plusieurs de ses camarades s’associèrent à son refus ; les mesures de rigueur ne se firent pas attendre. Le 18 pluviôse, an V (06/07-02-1797), il reçut une lettre qui lui notifiait son exclusion de l’École comme indigne de l’éducation républicaine,  ..

Obligé de renoncer à toute espèce d’emploi public il tourna ses idées vers une carrière essentiellement libérale qui lui permettait, tout en satisfaisant son goût pour la science, de se dévouer à l’humanité. Il étudia la médecine   ..  Il soutint sa thèse de doctorat en 1803 (diplôme du 10 déc – 20 frimaire, an 12, de docteur en médecine de l’École de Médecine de Paris)) et peu de temps après il débutait dans la pratique par les modestes fonctions de médecin des indigents de la division du Luxembourg et du cinquième dispensaire.

 

Vers 1806, il contracta de nouveaux liens. Il venait de trouver dans la nièce du célèbre avocat Bergasse la femme sainte et forte qui, disait-il plus tard , n’avait qu’une imperfection : l’excès de dévouement et d’abnégation. Cette union l’avait ramené dans la ville de Chalon où il se mit à exercer la médecine avec grande distinction.

En 1814 quand M.Hallé eut à organiser le service médical de Monsieur puis de Charles X, son premier soin fut de faire nommer François médecin ordinaire de ce Prince et de la maison de la Duchesse de Bourbon.

Le 23 septembre 1815, la place de directeur de l’École Normale étant devenue vacante ce fut François qui fut nommé pour occuper ce poste. Tous les hommes éminents sortis de cette École se plaisaient à rendre hommage à sa direction toute paternelle.  ..  Il y restât jusqu’au 6 septembre quand l’École fut dissoute par Ordonnance Royale.

 
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